Le réveil sonne à 7h00.

A 7h30 il faut être à la caisse du mémorial pour réserver un guide francophone, pour la visite de 10 heures.
Incroyable, il y a déjà du monde.
Il faut se présenter au filtrage 20 minutes avant l'heure de la visite. Les mesures de sécurité sont draconiennes. Portique détecteur de métaux et fouille complète du sac. Il faut tout vider et expliquer, toujours en anglais, à un garde armé la raison du nécessaire à diabète de Dominique. Puis on nous entasse dans un hall d'attente.
Au fur et à mesure les guides arrivent et appellent les groupes de différentes nationalités. Enfin notre tour arrive et la visite commence.
Au pas de charge.
Dominique n'est pas la seule à avoir de la peine à suivre. Plusieurs personnes âgées renoncent carrément à entendre la totalité des explications et ne rattrapent le groupe qu'au moment où il repart.
C'est une visite assez éprouvante. Plus par les souvenirs et images qu'elle génère que par ce qu'il y a à voir. A part quelques salles où des cheveux, des valises et des chaussures sont entassés dans de grandes vitrines( et là les photos sont interdites), tout est "aseptisé".
Le commentaire de la guide, bien que très intéressant, porte beaucoup sur des chiffres ; nombre de morts, nombre de personnes par dortoir......
Une partie des bâtiments a été transformée en salles éducatives.
Une maquette reconstituant les chambres à gaz.
Les fameux bidons de Ziclon B
Sous la pluie c'est encore plus triste
Il y a tellement de monde que les groupes sont obligés d'attendre dehors avant de pouvoir entrer.
Après le camp d'Auschwitz, en guide de pause, nous nous entassons dans un bus complètement déglingué pour nous rendre au camp de Birkenau.
La navette entre les deux camps est gratuite.
La tristement célèbre entrée du camp de Birkenau.
La voie ferrée qui aboutissait au "quai des juifs".........
Maintenant l'intérieur des baraquements est propre......
Certains groupes viennent de très loin.
Là encore, hélas, la visite se fait au pas de course. Dominique craque et préfère rester à nous attendre à l'entrée. Elle n'en peut plus de courir derrière la guide.
Il faut dire que le simple fait de s'arrêter pour prendre une photo, il faut presque courir pour rattraper le groupe !
A part ce désagrément, la visite est bien sûr très instructive, édifiante et horrible. Aucune photo ne pourra témoigner de ce qui s'est passé ici.
Dans le bus qui nous ramène à Auschwitz, les visages sont fermés.
Nous sommes trop fatigués pour repartir ce soir. Pour 50 zlt supplémentaires, "big boss du parking" nous prolonge de 24 heures.
Ce soir au resto, c'est une autre serveuse qui nous apporte un excellent goulache.