Le chauffeur est d'humeur vagabonde ce matin. Il refuse de prendre l'autoroute et préfère les petites routes qui sillonnent la campagne et traversent les villages.
Évidemment, on roule moins vite, mais c'est beaucoup moins stressant et on y trouve de bons petits restos.
Nous arrivons donc à Dachau, dans l'après midi. La seule aire gratuite est un parking entre la voie ferrée et un terrain de GDV, pas vraiment engageant.
Nous tentons notre chance sur le parking du mémorial, mais "verboten". Après avoir été refoulé d'un autre parking, près d'un parc à la sortie de la ville, nous sommes contraints d'aller au camping le plus proche, à une quinzaine de kilomètres.
25 euros la nuit, propre et sympa, au bord d'un lac.
Dominique en profite pour faire une lessive et JL pour ranger la soute du CC.
Vendredi 9 juin 2017 - Dachau
Dès 9 heures nous sommes à l'entrée du camp.
La visite, très réaliste, prend presque toute la matinée. Un film, à la limite du soutenable, est diffusé dans plusieurs langues. La version française étant à 13 heures, nous suivons celle en anglais. De toute façon certaines images se passent de commentaire.
L'entrée du camp, avec sur la grille, la fameuse formule !
L'immense cour d'appel. On a de la peine à imaginer plusieurs milliers de prisonniers alignés sous le soleil, ou sous la neige, pendant des heures.
La vue aérienne ci-contre montre que l'existence du camp était bien connue.
Les baraquements ont été rasés. Seules les fondations subsistent.
Sur cette ancienne photo, la multitude des baraquements.
Les sanitaires ; comme tout parait propre maintenant !
Ces images se passent de commentaire !
Au centre une statue qui représente le "déporté inconnu".
C'est tout de même un peu "secoués", comme la plupart des visiteurs, que nous quittons ce camp.
Après le repas, nous reprenons la route, direction le lac de Constance.
A nouveau 180 km d'autoroute.
A Lindeau, nous sommes carrément refoulés. L'accès au centre et aux bords du lac sont interdits aux CC. Il faut aller se stationner sur des parkings à plusieurs km et à presque 20 € la nuit, sans aucun service. Trop loin pour Dominique et trop cher pour JL.
Comme on ne veut pas de nous, nous passons notre chemin en suivant les rives du lac.
Nous délaissons plusieurs campings à plus de 30 euros la nuit et finissons par découvrir une aire à Friedrischafen.
Le camion rouge est un ancien fourgon de pompier réaménagé en CC pour une famille d'allemands.
L'aire est un peu bruyante à cause de la route, mais juste à côté du lac et à proximité du centre ville.
Les rives du lac paraissent un peu sales à cause des branches échouées, mais l'eau est très propre. Les allemands n'hésitent pas à s'y baigner.
Pour 13 €, ça ira, jusqu'à 07h45 demain matin ! Après il faut payer une nouvelle journée. Nous préférerons nous placer sur un parking plus près du centre mais interdit la nuit et ouvert à partir de 08h00. (Pourquoi faire simple ?)