Mardi 30 avril 2019
Comme promis par les chauffeurs de bus, la nuit à Novi Sad, au pied du château, a été très calme.
Aucun bruit, aucune présence inquiétante et surtout, ce qui est rare, aucun rodéo de jeunes avec leurs voitures.
En une heure d'autoroute nous arrivons à Belgrade.
L'entrée dans la ville, sous la pluie et dans la brume, nous sommes tout de même le 30 avril, est assez triste.
La circulation est très dense et il faut se méfier de la conduite des Serbes. Ça part et ça double dans tous les sens. Ils sont toutefois respectueux des feux tricolores.
Finalement on s'en sort bien et nous arrivons sans dommage à l'aire cc indiquée par P4N. Pas terrible mais c'est la meilleure puisque c'est la seule ; la cour d'une petite entreprise de mobilier, en bordure d'une avenue très passante et très bruyante.
Pour 10 euros par nuit, on a l'eau, les vidanges et l'électricité. Le terrain est très en pente et les cales suffisent à peine à mettre le cc à l'horizontal.
Le patron est très sympa. Il fait l'effort de parler un peu français et lorsque nous le rencontrons il a toujours un mot gentil et nous demande si "ça va ?".
Le site est tellement "calme et agréable" qu'une fois installés, il vaut mieux partir pour commencer à visiter la ville.
Par chance, l'arrêt de bus est à moins de 50 mètres et il nous dépose directement dans le centre.
La première visite est pour la cathédrale orthodoxe.
Le Temple de Saint Sava (oui merci !) est la réplique de Ste Sophie à Istambul. Ce serait la plus grande église orthodoxe au monde ; 10 000 places, 3500 m2, 91 sur 81 mètres et 70 m de haut.
Pour plus de renseignement sur ce superbe édifice, vous pouvez cliquer sur le lien suivant.
"Temple de Saint Sava" (n'oubliez pas d'appuyer sur la touche CTRL en cliquant sur le lien)
Après cette magnifique visite et un petit encas, le tram nous dépose au plus près de la forteresse.
Il est un peut-être vieillot et brinquebalant mais il est très pratique.
On en a connu des pires !
La forteresse de Belgrade comme les autres dans la région, est très imposante. Elle domine le Danube au niveau du confluent avec la Slave (qui est très propre à ce qu'il parait)
L'accès est gratuit.
A l'intérieur, deux expos bien différentes nous étonnent !
La première ; des armes et des chars, sans doute en souvenir d'une époque troublée....
La seconde expo nous entraîne dans une époque un peu plus lointaine........
Une autre expo est à voir, à l'intérieur des remparts. Elle est payante, les photos sont interdites et le thème n'est pas très réjouissant ; passons notre chemin !
A part la grande et belle église orthodoxe et la belle et grande forteresse, il faut bien reconnaitre qu'il n'y a pas beaucoup de choses à visiter à Belgrade. Nous trouvons même cette capitale un peu triste, peut-être à cause de la pluie.
Le centre ville avec quelques magasins reste un peu vieillot.
Un vieil hôtel un peu rétro mais très beau
Il y a tout de même un centre commercial, que nous n'avons pas visité !
Et dès qu'on quitte le centre, tout redevient triste et décrépit.
En rentrant au camping car, Dominique ayant un petit problème de santé, nous sommes contraints d'appeler les secours.
Normalement le numéro international est le 112. Ici ce service n'est pas très performant. La femme qui nous répond ne parle pas un mot d'anglais et nous parait même complètement stupide.
Finalement elle nous donne le numéro de portable d'une patrouille qui arrivera quelques minutes plus tard.
(attention...en Serbie communications hors forfait....très chères)
Ici ce sont les policiers qui interviennent en premier. Ils sont compétents et sympas (ceux qui sont venus du moins). Dominique allant mieux, après avoir relevé les renseignements d'usage, ils restent un long moment à discuter avec nous.
Selon eux, la vie en Serbie est très difficile. Les salaires sont très bas. Un officier de police gagne environ 550 euros par mois et sa femme, secrétaire dans une administration d'état gagne environ 250 euros par mois.
Contrairement aux idées reçues, en Serbie et surtout à Belgrade, la vie est relativement chère. Plus chère qu'en Espagne ou au Portugal par exemple, et ils ne s'en sortent pas. Ils ne peuvent même pas envisager de venir passer quelques jours de vacances en France.
Nous ne pouvons pas, bien évidemment, leur donner un petit billet pour les remercier de leur intervention, et surtout de leur gentillesse. Ils repartent toutefois avec quelques pommes de Touline.
Les policiers partis, nous restons tranquillement à nous reposer dans le camping car. Il pleut, Dominique est fatiguée...triste anniversaire de mariage !
---------------------