Dimanche 19 mai 2019
Nous voici arrivés à Timisoara, ville où naquit la révolution qui amena la chute du pouvoir communiste.
La route, un peu longue, s'est bien passée ; principalement de l'autoroute en bon état.
Grâce à P4N, nous trouvons facilement un grand parking en plein centre ville.
Pour 50 Ron les 24 heures, il n'y a aucun service mais c'est gardé jour et nuit ; ça rassure !
Le parking avec une grande fresque.
Le monsieur avec la casquette et l'air "très aimable" c'est le gardien.
Conscient de son pouvoir et de ses hautes responsabilités, c'est lui qui nous indique où nous poser....et il vaut mieux l'écouter !
On ne se gare pas n'importe comment sur son parking !
Aussitôt installés, ce n'est pas très long sur un parking, nous filons à pied dans le centre ville ; à peine 200 mètres.
Du parking nous débouchons directement sur la place principale. Un grand mail piétonnier qui va de l'église orthodoxe à l'opéra.
La ville est particulièrement animée ce week-end. Un journal local organise une grande fête.
Dans une autre partie de la ville, sur une autre place à une centaine de mètres, l'animation est plus "culturelle".
Une troupe de soldats en uniforme d'époque (laquelle ?) présente un défilé et une prise d'arme au public.
ici bientôt une vidéo
La journée se termine ainsi calmement.
Nous rentrons au camping car juste au moment où un concert Rock-techno-Reaggae commence sur la grande place.
Trop de monde, trop de bruit, ce n'est pas pour nous.
Par chance, (pour qui ?) alors que nous nous apprêtions à ne pas pouvoir dormir à cause de la musique 'si on peut appeler ça de la musique....) une véritable tornade s'abat sur la ville.
le concert est immédiatement interrompu et tous les jeunes (et les moins jeunes) quittent rapidement les lieux.
Les bourrasques secouent le camping car ; pas question de déplier la parabole pour regarder la télé.
Sur un chantier voisin, une grande grue tourne sur elle-même, impressionnante girouette.
Les poubelles sont renversées et leur contenu dispersé par la force du vent.
Le bruit de la pluie sur le toit du camping car est assourdissant. Nous devrons attendre tard dans la nuit que les éléments se clament pour dormir un peu. Finalement le concert aurait peut-être fait moins de bruit ! ! ! !
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Lundi 20 mai 2019
Le vent de cette nuit a bien nettoyé le ciel et c'est avec un beau soleil que nous retournons en ville.
Notre première visite est pour le musée de la révolution, pas celle de 1789 en France, mais en...qui a amené la chute du pouvoir communiste.
Un peu à l'écart du centre historique, quelques centaines de mètres, le bâtiment fait peine à voir.
Dans la cour, un peu perdu dans la végétation, un morceau du mur de Berlin.
côté ouest côté est
Pour y accéder, nous devons sonner à la porte d'entrée. Nous sommes accueillis par une responsable du musée, qui bizarrement referme la porte à clé derrière nous. Elle nous explique le sens de la visite et nous demande de l'appeler quand nous voudrons sortir. Puis elle retourne travailler dans son bureau.
La visite commence par un petit film d'une trentaine de minutes, sous-titré en français.
A partir de documents d'archive et de témoignages on y apprend la genèse du mouvement qui a embrasé la Roumanie, provoqué la chute du communisme et la destitution de Ceausescu.
Le rez de chaussée du musée est un peu comme l'extérieur...pas en ruine mais très dégradé.
L'étage où sont stockées des archives est plus récente.
La visite de ce musée, seul et dans le silence, met presque mal à l'aise. Il n'y a personne mais on se parle presqu'à voix basse et on n'ose pas toucher les objets exposés.
La visite dure environ deux heures. Lorsque nous voulons ressortir, comme convenu nous appelons la gentille dame de l'accueil.
Après quelques "Hello" ou "Please" ou encore "madame" criés de plus en plus fort dans le hall, elle vient enfin nous libérer.
Avant de partir, nous discutons un long moment avec elle car elle a connu l'avant et l'après de la révolution. Elle nous explique aussi pourquoi certaines personnes regrettent le temps du communisme !
Comme nous nous étonnons d'être les seuls visiteurs ce matin, avec un grand sourire elle nous apprend que le musée est fermé le lundi. En fait elle a ouvert exprès pour ces deux touristes français.
Ne pouvant lui donner un pourboire pour la remercier, elle hérite elle aussi d'une magnifique pomme de Touline.
Nous espérons qu'elle se reconnaîtra dans ces modestes lignes et nous la remercions encore de sa gentillesse.
La culture ça creuse...il est temps de penser à se restaurer. Le trois ou quatrième passant interpellé, qui comprend enfin que nous ne mendions pas un repas mais cherchons un resto nous conduit à la Casa Bunicii.
Il faut vraiment connaître car il n'y a pas de devanture.
On mange sur une terrasse ombragée. Ce doit être une bonne cantine locale car il y a beaucoup de monde et nous sommes les seuls touristes.
Pour 23 Ron (environ 7.50 €) par personne on nous sert une soupe de vermicelles, une escalope panée et deux boules de glace.
C'est simple mais tout à fait correct.
Pour rester dans la thématique, nous prenons un taxi pour aller visiter le musée du consommateur communiste.
Première difficulté, le chauffeur ne connaît pas ce musée, qui est pourtant inscrit sur certains guides.
Lassé de chercher, il finit par nous déposer dans la rue indiquée sur le guide en nous disant de demander aux passants !
En fait il ne s'agit pas vraiment d'un musée. dans le sous-sol d'un bar, décoré avec beaucoup "d'imagination", un véritable bric-à-brac d'objets des années 50 est entassés plus qu'exposés.
Pour accéder au musée il faut passer par le bar, à droite de l'entrée.
C'est quitch et poussiéreux, mais aussi émouvant de retrouver certains objets de notre enfance.
Et oui nous sommes assez vieux pour avoir connu :
...ces vieux postes radio et vieux téléviseurs.
Nous avons connu aussi ce style de cuisine "intégrée".
Quelques vieux jouets et une magnifique collection d'ustensiles de cuisine.
Qui se souvient des téléphones à cadran (fixes pas les portables ...) et des soirées diapos ou films super8 ?
Le masque à gaz par contre, vestige de la guerre froide, était moins répandu en France.
Un bureau et de vieux manuels scolaires.
Des affiches et une star éternelle.
La visite du sous-sol est gratuite. Nous pensons toutefois qu'il est correct prendre une consommation et de profiter de la gentillesse de la serveuse.
Surtout que la déco du bar, qui fait aussi salle de spectacle-cabaret, n'a rien à envier au sous-sol.
De retour en ville, toujours en taxi (14 Ron soit environ 3.50€) nous nous baladons encore un peu en ville.
Après un dernier verre (ou rouge) nous rentrons au camping car, toujours bien surveillé par notre gardien ; efficace mais pas aimable...il n'aura pas de pomme de Touline
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