En partant de El Puerto, nous nous dirigions normalement vers Gilbraltar. Une affiche à la sortie du camping attire notre attention ; à Sanlucar, distante d’une cinquantaine de kilomètres, une grande féria est organisée cette semaine. Aussitôt vu, aussitôt fait, nous changeons de cap et partons voir cette fameuse féria.
Par chance, nous trouvons une aire de stationnement, un peu sauvage mais encore une fois en bordure de mer ; ou plutôt de fleuve car nous sommes juste à l’embouchure du Guadalquivir. Le site est déjà occupé par de nombreux cc, ce qui nous rassure.
Ce type de campement peu paraître un peu sauvage, mais c'est le véritable esprit camping-car.
Le site serait assez calme s’il ne servait pas de base à une joyeuse équipe de casse-cous en para-pente à moteur. Outre le bruit des moteurs, nous sommes obligés d’être vigilants, mais toujours avec le sourire, pour éviter d’en recevoir un sur le toit du cc.
Il sont sympas, ils proposent un tour à JL qui a la sagesse de refuser, mais un peu bordéliques et alternent vols en parapente, fêtes à la féria voisine et consommation de produits divers.
Encore une fois, Viva Espagna !!!!!!!!!!!
Passé ce léger désagrément, nous passons tout de même un bon séjour à Sanlucar.
Le matin JL prend son vélo pour aller faire quelques courses en ville. l’après midi, après la sieste, nous regagnons le centre ville où se tient la féria. Fête andalouse dédié au flamenco. Presque toutes les femmes sont habillées en robe traditionnelle. Les plus mignones évidemment sont les petites filles.
La fête se tient dans une grande avenue. Le centre sert pour les passéos, des défilés de calèches et de chevaux transportant les participants en costume. Les côtés sont occupés par des « casetas » ce sont des bars sous chapiteau où on mange, on boit (bien sûr) et surtout où on danse le flamenco. Le tout dans une musique assourdissante qui couvre à peine celle de la fête foraine installée sur une place juste à côté.
Le clou de la féria est sans conteste la corrida qui a lieu le dimanche soir. L’arène est pleine à craquer. Les places sont étroites, les gradins sont en béton, Domi a acheté un petit coussin, mais cela fait partie du charme. Ces petits soucis sont vite oubliés dès que le spectacles commence. C’est brutal, cruel, il y a du sang et la mort mais c’est beau. Costumes, musique, force des animaux et courage des toréadors et surtout enthousiasme des aficionados, pire que des supporters de foot…
L'entrée des arènes. Il commence à y avoir du monde.
Nous sommes arrivés suffisamment tôt pour pouvoir nous installer tranquillement. Les places sont numérotées.
Comme à Rolland Garros les ramasseurs de balles préparent le terrain.
Nous avons bien fait d'arriver un peu en avance. maintenant c'est complet !
Le défilé commence. Les chevaux ont les yeux bandés pour ne pas avoir peur.
Il y en a un qui triche.......![]()
Comme des sportifs, un peu d'échauffement......
ou alors très coquets, on vérifie si les capes sont bien propres.....
Chaque taureau est annoncé comme une vedette.
Celui-ci semble un peu déçu, personne ne veut venir jouer avec lui !
Même s'il a tendance à bousculer un peu ses camarades...........
Attention, ça pique...des deux côtés...
Juste quelques images du spectacle.
Un jeune toréador soit disant très prometteur.
Il a gagné les deux oreilles et la queue du taureau.
Cela dure de 19 heures jusqu’à la tombée de la nuit. Pour repartir nous prenons le bus qui, comme dans les grands événements en France, sont gratuits (mais bondés).
Nous terminons la soirée, soirée espagnole il est presque minuit, par un petit resto puis retour au cc.
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