Ça devient une habitude, il pleut ; entre petite pluie fine et grosses averses, ça n’arrête pas. Dans le cc tout est mouillé et ça commence à sentir le « linge sale ». Coimbra sous la pluie commence à nous lasser. Vers 16 heures nous décidons de partir, en direction de Tomar, dans le but de faire escale dans un camping. Mal nous en prend car il est perdu au fin fond de la campagne et desservi par de petites routes. De plus il est très difficile d’accès et très en pente. Il a tellement plu que les emplacement sont détrempés, et à peine posé, le cc s’enfonce. Il faut faire appel à un gros 4X4 pour le sortir des ornières qu’il a creusées. Nous décidons de ne pas rester et repartons immédiatement. Le gérant est moyennement content. (pas de photo, on file rapidement)
L’heure avançant, il faut bien trouver une place pour passer la nuit. Nous nous rabattons sur Fatima. D’après le guide, il y a un grand parking autorisé au pied du sanctuaire. Qu’elle idée ! Nous sommes à la veille du grand pèlerinage annuel.
Les parkings sont pris d’assaut et le moindre carré de pelouse est transformé en campement. Nous avons la chance de trouver une place juste à côté de la basilique.
Les pèlerins affluent de partout en longs cortèges précédés de bannières.
Nous allons donc passer la nuit, sous la pluie bien sûr, mais aussi sous la protection de la Sainte Vierge et au son des cloches qui sonnent les heures, les demi-heures et les quarts d’heures……
Un proverbe dit que "la pluie n'arrête pas le pèlerin". Ici les démonstrations de foi sont nombreuses.
C'était l'occasion ou jamais de faire brûler une petite bougie. Les quantités en vente sont impressionnantes et pour accéder au "brûloir" il faut jouer des coudes. C'est fait, et encore une fois elle est dédiée à nos amis qui en ont besoin.
En ville, c'est un peu comme à Lourdes, les commerçants se sont adaptés.
Dans certains magasins, il y a autant de spiritualité que dans une casse automobile.
Chacun vient chercher une "pièce neuve" .....
Nous sommes un peu déçus par ce que nous avons vu. Si la sincérité des pèlerins n'est pas à mettre en doute, nous n'apprécions pas tout le commerce qui va autour.
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